dimanche 13 octobre 2013

"La seule chose qui commence à l'heure en Espagne, c'est la corrida" F.Garcia-Lorca

J'avais, avant de venir à Séville, entendu parler des corrida de toros comme tout le monde. Je n'avais pas d'avis spécialement tranché sur la question, en fait, je m'en fichais un peu. Lorsque j'ai su que Séville disposait des arènes les plus importantes d'Espagne, après celles de Madrid, je me suis dit qu'il faudrait que je profite de mon année ici pour aller voir ma première corrida de toros. Bien sur, j'avais connaissance des arguments des anti-corrida, que je comprenais plutôt, mais je ne voulais pas juger sans connaitre. La temporada (saison) débute, à Séville, après la traditionnelle Feria, à la fin du mois d'avril, et s'achève fin septembre-début octobre. Hier, le 12 octobre, était célébrée la Fête Nationale espagnole, l'occasion de voir se dérouler un festival dans les arènes de la ville, clôturant ainsi la temporada. C'était donc la dernière occasion pour nous d'y assister si nous ne voulions pas attendre six mois. Les prix n'étant pas très élevés (20€ la place sol -les places sont plus ou moins chères selon si elles se trouvent au soleil ou bien à l'ombre), et les fonds intégralement reversés à la Croix Rouge espagnole et à La banque alimentaire de Séville, nous n'avions plus aucune excuse, et j'ai réussi à convaincre Manon et sa coloc, Kinga, de venir avec moi.

Avant toute chose, je tiens à dire que je comprends parfaitement que la corrida de toros puisse choquer, et si c'est votre cas, je vous conseille de ne pas lire la suite puisque je vais tenter de raconter le plus fidèlement possible le déroulé des choses

Le spectacle débutait à 17h30, mais déjà dans le bus qui me menait aux arènes, j'avais repéré quelques aficionados, équipés de leurs coussins et éventails. En entrant dans l'arène, nous avons découvert que nous avions une excellente vue, ce qui nous a d'ailleurs fait un peu peur, ne sachant pas encore véritablement si on allait apprécier ce que l'on s'apprêtait à voir. En attendant le début, nous avons donc regardé les gradins se remplir progressivement, il n'y avait presque plus aucune place de libre.


Vous remarquerez qu'il fait toujours aussi beau ; j'aime ce pays !

Alors que Kinga commençait à nous dire en rigolant que de toute façon, puisque l'on était en Espagne, la corrida commencerait sans doute avec un énorme retard (le retard espagnol c'est pas un mythe, et il est difficile de parler de "quart d'heure espagnol", on est bien au delà du quart d'heure!), la musique a commencé à retentir, pile à l'heure (d'où mon titre, vers extraits d'un poème écrit par Garcia-Lorca au début du XXe siècle). Le spectacle est extrêmement codifié, et il commence par le paseo, qui est le défilé de tous les protagonistes : les matador, en général au nombre de 3 (l'évènement d'hier étant particulier, ils étaient 6), placés selon leur ancienneté, suivis par les autres toreros, qui auront pour rôle de jouer avec le taureau et de le fatiguer, en attendant l'entrée en scène du matador seul, puis par les chevaux et mules qui participeront également. Pour cette dernière de la saison, le public était gâté puisque, je ne l'ai su bien sur qu'après, les matador étaient pour certains très connus en Espagne, et il y avait un grand nombre de photographes au moment de leur entrée.

 Le combat débute alors, il durera près de 3h, six taureaux étant mis à mort (une fois de plus, à journée exceptionnelle, nous avons eu droit à un septième taureau, ce qui a déclenché l'hystérie de la foule, youpi, on ne s'arrête plus !). Chaque combat de taureau est divisé en 3 actes, que l'on appelle les tercio. Le taureau entre dans l'arène, et le premier tercio débute. Quatre toreros y prennent part, dont le matador, il s'agit d'évaluer le comportement du taureau, en l'attirant en agitant une capa fuchsia. Au bout de quelques minutes, deux picador entrent dans l'arène, ils sont à cheval, et leur rôle est de planter deux premières piques dans la tête du taureau. 



Débute ensuite le deuxième tercio, les toreros doivent planter des banderilles près du garot de l'animal. Le matador ne prend pas part à cet acte, à moins que le public ne l'y encourage vivement, mais cela arrive rarement, ça n'est pas son rôle. Il s'agit d'un acte très technique puisque le torero doit attirer la bête d'un "Olé" avant de se jeter sur lui pour le planter, et de ne l'esquiver qu'au dernier moment. Le danger est réel, d'autres torero agitent donc leur cape afin d'attirer le taureau pour que celui-ci ne se précipite pas sur son "agresseur". Régulièrement, les banderilles sont ratées, le geste étant très compliqué. 





Une fois que six banderilles ont été placées, débute le troisième et dernier tercio, le plus impressionnant, le plus émouvant également, qui s'achèvera par la mise à mort. Le matador se place au centre de l'arène et salue le public. Il reçoit alors la muleta, cape rouge soutenue par un bâton et se retrouve seul face au taureau. C'est alors que commence la faena, c'est à dire les différentes passes de cape qu'il réalise avant l'estocade finale. Cet acte ne peut excéder 15 minutes, des sons de trompette rappellent au matador le temps dont il dispose avant de procéder à la mise à mort. S'il a besoin de plus de temps, c'est la grosse honte, et le public n'hésite pas à se manifester. Débute alors une réelle chorégraphie entre la bête et le matador, au son de l'orchestre. Au premier taureau, j'avoue n'en avoir par réellement profité, attendant avec beaucoup d'appréhension la mort de l'animal. Mais, ensuite, je dois reconnaitre que j'ai réellement apprécié, on ne peut s'empêcher de garder les yeux rivés sur l'homme seul face à la bête, se demandant lequel est finalement le plus fort. Les passes de cape sont encouragées par des "Olé" du public. 



 Finalement, lorsqu'il sent que le moment opportun est venu, le matador porte le coup fatal, il doit normalement planter l'épée jusqu'à trois fois, mais souvent, il ne le fait que deux fois avant que le taureau ne finisse par capituler. La dépouille de l'animal est alors sortie par trois mules. Si le public estime que le matador a fait preuve d'un courage ou d'une technique exceptionnels, il agite un mouchoir blanc, indiquant ainsi au président de séance qu'il souhaite qu'une récompense soit attribuée au matador, en général une oreille, ou bien la queue du taureau. Hier, sur six matador, deux ont reçu une récompense, ils ont alors le droit d'effectuer un tour de piste pour saluer le public de près, qui peut lui envoyer toute sorte de cadeaux. Il gardera les fleurs, renverra les chapeaux et autres foulards à leurs propriétaires. 

Ce rituel se produit donc à six reprises (7 en l’occurrence, hier soir). A la fin, les matador sont à nouveaux réunis et ils quittent l'arène ensemble après s'être congratulés. Alors, au final, que penser de tout ça ? Je l'avoue, j'ai apprécié le spectacle, j'ai été surprise, stressée, admirative, et parfois, émue par toutes sortes de choses : un matador se plaçant face à la bête pour la première fois, l'hystérie du public alors que des milliers de mouchoirs blancs s'agitent, la bravoure d'un taureau retournant contre la barrière pour mourir dos à l'arène, la joie d'un matador de vingt ans à peine se voyant octroyer une récompense... J'ai réellement eu l'impression d'assister à un spectacle plus qu'à une torture organisée. Je ne me sens pas, aujourd'hui, plus barbare et plus cruelle qu'hier, parce que j'ai cautionné ça. Bien sur, les faits sont là, j'ai vu souffrir puis mourir sept taureaux, et j'ai applaudi cela... dois-je m'en vouloir ? Je ne pense pas. Ne soyons pas hypocrites. Comme le souligne cet excellent article : http://www.marianne.net/On-ne-va-pas-a-la-corrida-pour-voir-du-sang_a193900.html , nous mangeons de la viande, issue d'animaux ayant eu une vie bien moins belle que ces taureaux, et connaissant une mort bien moins glorieuse, au fin fond d'un abattoir. J'ai vraiment pris cette corrida comme un duel impressionnant entre un homme et une bête, sans savoir au fond lequel des deux pourra sortir vainqueur. Ceci étant dit, encore une fois, j'entends parfaitement les arguments des anti. Je comprends qu'on ne veuille pas voir ça, et j'ai d'ailleurs essayé de ne pas mettre de photos trop parlantes. Cela dit, je pense simplement qu'il ne faut pas juger tant que l'on n'a rien vu et rien appris de la corrida, elle revêt ici une véritable signification. Quoi qu'il en soit, je voulais me faire un avis, c'est désormais chose faite.


samedi 12 octobre 2013

A Séville, en vélo, on dépasse tout.

Ohlala, je vous ai un peu laissés tomber, emportée dans le tourbillon...de la routine. Le temps passe vite, bien trop vite. Cette semaine, Séville & moi, on a fêté notre premier mois de relation, l'occasion de faire un premier bilan, très largement positif. Bien sur, certains jours sont plus durs que d'autres, mais heureusement, ils sont aussi bien plus rares. Désormais, je suis bien installée dans mon petit quotidien, qui me change de celui que j'avais à Paris. J'ai appris à maitriser les éléments ici, et donc, il est temps que, pour une fois, j'arrête de parler de ma propre personne pour rendre service à la communauté, et vous en dire un peu plus sur les transports.

Ici, on trouve de tout... mais en petite quantité : une ligne de métro, une ligne de tram, des lignes de bus, et des vélos en libre service. Les premiers jours, pour découvrir la ville, rien de mieux que de la parcourir à pied : le centre n'est pas très grand, et on le traverse facilement, d'un extrême à l'autre, en 1h. Une fois que les cours ont commencé, il faut trouver plus rapide et plus efficace. La solution idéale est alors le vélo, grâce au service SEVICI.


C'est exactement comme le vélib parisien, c'est d'ailleurs géré par JCDecaux, la même entreprise (cocorico !!!!! typiquement le genre de truc dont vous vous foutez, mais qui me fait très plaisir à moi, l'expatrié étant à la recherche du moindre signe qui lui rappellerait son pays). Comme à Paris, les prix défient toute concurrence : 12€ la semaine, 32€ l'année, 30 premières minutes gratuites. J'ai bien sur choisi l'abonnement longue durée, et une fois passé le (long) délai avant de recevoir la carte, le système s'avère très pratique. Il est difficile de circuler dans le centre historique, mais en périphérie, une piste cyclable ininterrompue a été aménagée ; on la rejoint facilement depuis le centre. Le vélo me permet donc d'aller à la fac en 10 minutes (contre 35 à pied...). Un point négatif tout de même : il y a encore assez peu de vélos en circulation, comparé au nombre d'utilisateurs, et à l'heure de pointe, il s'avère parfois impossible d'en trouver un.

Sinon, vous avez... le bus !




Très esthétique, aux couleurs nationales. Alors, le bus, ça a l'air bien sur le papier, parce qu'il y a plein de lignes. En fait, c'est nul. D'abord, c'est pas donné : 1,4€ par trajet, 0,60€ avec la carte de transports (j'y reviens !). Et puis le bus, faut comprendre comment ça marche... souvent, il n'y a pas le nom de l'arrêt sur l'arrêt, donc si vous ne connaissez pas le plan de la ville, et celui de la ligne par coeur, c'est foutu. En plus, comme la circulation dans le centre historique est interdite, vous vous retrouvez parfois à faire des détours surréalistes. Et puis, le bus à Séville, c'est aussi ce grand mystère des lignes C : C1, C2, C3 et C4 deviendront rapidement vos pires ennemies. Elles sont censées desservir la ville en la contournant : C1 & C2 la contournent largement, C3 & C4 restent plus près du centre. En toute logique, C2, c'est C1 dans l'autre sens ; C4, c'est C3 dans l'autre sens. Voilà, vous n'avez rien compris, moi non plus !! Et ça se complique quand vous vous apercevez que parfois, le bus ne part absolument pas dans le sens dans lequel il est censé partir. J'ai globalement apprivoisé C3, dont je me sers le plus, je n'ai pas cherché à comprendre les autres. Trop fatiguant. A part ça, il y a le EA, qui dessert l'aéroport, ça c'est bien, il y a plusieurs arrêts dans Séville, faut juste les trouver. En gros, à part quand il pleut, le bus, c'est pas génial, surtout que quand il pleut, il est bondé. D'ailleurs, en parlant de ça, grande curiosité quand même dans cette ville : quand il y a du monde à l'arrêt, on fait la queue, ainsi, le premier arrivé à l'arrêt sera le premier à monter dans le bus. C'est bien pensé, c'est logique. Parfois, je m'imagine simplement proposer ça à Paris...juste pour voir la réaction des gens. 

Plus évolué, le tramway.



Là, accessoirement, c'est juste à côté de ma fac. Et oui, il y a des palmiers. On fait dans l'exotisme.

Alors le tram, autant dire les choses, ça sert à rien. Mais genre, vraiment à rien. La ligne est très courte, elle présente l'avantage d'être en plein centre ville, mais elle se fait facilement à pied (30min de marche pour aller d'un bout à l'autre). Or, le prix est le même que pour le bus, et il y a finalement assez peu de tram (un toutes les 6-7 minutes). En résumé, à part si on est pressé, et qu'on a la chance d'arriver en même temps que l'engin, ça ne vaut pas le coup.

Et, pour finir, le métro !





Ah qu'il est beau. Le métro, il est tout neuf, du coup, il est propre, il est beau, il sent bon, et il est pas glauque. Rien que pour ça, on a envie d'y aller. En tout cas, quand on est français, on est les seuls demeurés à le trouver extraordinaire, les autres se contentent d'un "bah quoi ? Ca va, c'est un métro quoi". Le métro de Séville dessert en fait surtout la grande périphérie de la ville, il n'y a que 5 ou 6 stations dans le centre, et elles se trouvent toutes au sud. Depuis mon quartier, il faut marcher 25 minutes au moins avant de trouver une station, donc je ne m'en sers que très peu. Cependant, dès qu'il s'agit d'aller un peu loin, il s'avère très pratique. Par exemple, le centre international, le truc qui se trouve au bout du monde, est très près de la station de métro, ce qui facilite grandement les choses. Il n'y a pour l'instant qu'une ligne, 3 autres sont en construction, et cette fois, aucun quartier ne devrait être ignoré. En attendant, il dépanne parfois, mais à moins d'habiter en périphérie, il n'est pas forcément très utile.

Et comment on paye tout ça ? Avec les tarjeta multiviaje.




Le vélo, dont on se sert le plus, a son propre abonnement. Il n'est, en général, pas utile de choisir un abonnement mensuel pour les autres types de transport. La solution, ce sont donc ces cartes, rouge pour le bus & le tram, verte pour le métro, que l'on recharge au fur et à mesure. A chaque validation, 0,6€ sont décomptés, et le jour où la carte passe pas, bah ça veut dire qu'il faut la recharger, du montant que l'on souhaite. Il existe aussi une carte, et personnellement, c'est celle ci que j'ai, qui rassemble bus, tram & métro (elle est verte, elle, si vous voulez tout savoir). Je la trouve personnellement plus pratique pour l'utilisation que j'en fais, déjà parce que le vert c'est plus joli, et puis parce que ça fait une carte de moins à ne pas perdre. L'inconvénient, c'est qu'elle ne permet pas les correspondances, mais, vu la taille de la ville, à moins que vous ayez décidé de vous lancer dans un trek d'une journée entière en essayant de tester chaque mode de transport, il est peu probable que vous ayez à faire une correspondance.

Bon. Voilà, j'ai fini. La conclusion, c'est que le vélo, c'est formidable : c'est pas cher, on peut s'en servir à toute heure (oui, parce que j'ai oublié de vous dire, le reste, à 23h, c'est fini, terminé, rentre chez vous à pied...), et ça compense les nombreux Burger King que l'on s'enfile chaque semaine.

Bande annonce de mon prochain article

Ici, en exclusivité, dans pas longtemps mais je sais pas quand, je viendrai vous raconter ce que je vais découvrir cet après-midi... la corrida !!! Ne zappez pas !

jeudi 3 octobre 2013

La vie Erasmus, face A

Faire Erasmus, c'est devenir légèrement schizophrénique. Quel que soit le rythme que l'on choisit, on est quasiment tous dans le même cas : la moitié du temps, on travaille, l'autre moitié, on sort. Certains n'ont pas divisé leur temps, et sortent tout le temps, d'autres travaillent tout le temps (enfin, il parait...). Pour les uns, c'est boulot la journée et fête la nuit, pour les autres, le basculement se fait le jeudi soir. Personnellement, je tiens trop à mes 7h de sommeil, Erasmus ou pas, et je commence 4j/5 à 9h. Le calcul est vite fait, j'ai donc choisi de passer de la face A à la face B le jeudi soir. Bref. La face A, donc. Autrement dit, les cours. Car oui, il faut bien finir par en parler, maintenant qu'ils ont bel et bien commencé.

C'est assez marrant de voir qu'après presque un mois de vie ici, la routine a pris le dessus. J'ai fini par me rendre compte que je n'étais pas venue pour les vacances, il m'aura fallu environ deux semaines pour comprendre que je n'allais pas rentrer tout de suite. Vous avez beau le savoir, avoir imprimé l'idée, et être bien conscient que toutes les démarches que vous menez ne sont pas celles d'un vacancier, tant que vous passez votre temps à dormir, visiter, prendre le soleil et boire du tinto verano, il est difficile d'imaginer que vous êtes bien venus habiter ici. Pourtant, après plusieurs semaines, je cesse peu à peu d'être une touriste, pour devenir une étudiante sévillane. Avec tout ce que cela implique, c'est à dire qu'il faut bien finir par régler son réveil sur 7h15, puis aller en cours.

Le système universitaire espagnol est assez différent du système français (je parle en tout cas de l'Universidad de Sevilla, mais j'imagine que c'est grosso merdo pareil partout). Ici, point de CM ni de TD. Je sais, vous allez vous dire "il reste rien alors ? vous faites quoi ? des scoubidous ? des bracelets brésiliens ? taratata, que nenni. En fait, les cours ici sont ce que l'on pourrait considérer comme des gros TD. Il ya  en moyenne 50 à 80 élèves par groupe (c'est-à-dire bien plus que dans un CM d'histoire ancienne en France...), et le cours est en grande partie assuré par le prof, il n'y a pas spécialement d'exposé par exemple. Par contre, l'échange est vivement encouragé, et il est fascinant de voir à quel point les élèves participent, et aiment donner leur avis (sauf à 9h du matin, quelle que soit notre nationalité, on est tous égaux devant la dure loi du réveil). Il y a également des différences au niveau des horaires : en principe, une matière = 4h de cours par semaine. Ces 4h peuvent être réparties de plusieurs manières :
- 4x 1h
- 2x 2h
- 2x 1h30 + 1x 1h
(Oui, y'en a là dedans, comme vous pouvez le constater. Les maths et moi, on est amies de longue date). Bon, là, je me la pète un peu, je vous explique tout ça, mais en fait, je n'avais moi même rien compris au début. D'ailleurs, dans mes amis, personne n'avait compris qu'il fallait aller à TOUS les cours. Car, voyez vous, sur les emplois du temps, les choses sont présentées de telle sorte :
- Matière trucmuche    groupe 1   Lundi, Mardi, Mercredi, Jeudi 10h-11h
On nous avait dit "choisissez votre groupe". On a tous cru qu'on devait choisir notre jour, et on est partis, l'air triomphant, annoncer à nos amis français "pfff, Erasmus, easy, j'ai 6h de cours par semaine". Ouais. Bah, pas du tout. Il fallait choisir la 2e case. Pas la 3e. Parce que " Lundi, Mardi, Mercredi, Jeudi 10h-11h", ça veut dire DU lundi AU jeudi. Au final, je dois avoir 15h par semaine, ce qui reste largement raisonnable. Sauf que j'ai choisi mes groupes comme un manche à balai et que je me retrouve donc avec des trous gros comme un cratère de volcan dans mon emploi du temps (à ma décharge, j'ai fait ce que j'ai pu, avec les groupes complets, les cours qui se chevauchent, et ceux où je voulais rester avec Manon parce que c'est quand même plus simple à deux). 

¿ Que más ? (vous pouvez pas comprendre, c'est de l'espagnol). Ici, il y a aussi des heures de tutorat, ou de consultation, chaque prof appelle ça comme il le veut. Ce sont des heures de cours non obligatoires durant lesquelles on peut aller voir le prof, pour qu'il réponde à nos questions, qu'il nous aide éventuellement dans notre travail ou bien qu'il donne des compléments sur sa matière. Il peut y avoir jusqu’à 6h de tutorat dans la semaine pour une matière. Faites les comptes : 4+6 = 10. Chaque prof peut donc consacrer jusqu’à 10h pour une seule matière par semaine. Le jour où vous trouvez ça en France, vous m'appelez.

Concernant le travail, tout le monde m'a l'air bien détendu ici. Je n'ai pour ainsi dire rien à rendre ce semestre. La note est seulement celle de l'examen final. Certains profs proposent des travaux optionnels, qui permettent éventuellement de compenser cette dite note. Je n'étais pas sure d'avoir bien compris, j'ai demandé confirmation à une élève dans un de mes cours, elle s'est tournée vers son amie, pour lui demander (elle avait pas l'air d'être plus inquiète que ça de ne pas savoir), et il s'est avéré que j'avais bien compris : "solo examen" !! Cependant, il faut lire pas mal de textes, parfois, et travailler ses cours ne serait-ce que pour être sure d'avoir bien compris.

Mais ça, donc, c'est du lundi au jeudi...

 Et quoi d'autre ?

- J'ai perdu ma carte bleue. Entre temps, elle a été retrouvée, dans un taxi (ce dont je me doutais, remarque), mais j'avais déjà fait opposition. Voilà, le genre de truc dont tu te dis que ça ne t'arrivera jamais, et évidemment, ça ne t'arrive que quand tu es loin de chez toi. Cela dit, j'ai paniqué 5min, puis très vite, j'ai fait ce que j'avais à faire, très détendue. Y'a pas à dire, Erasmus, ça te zénifie grandement.
- Je me suis mise à la cuisine (si, ça mérite de figurer sur ce blog). Déjà, parce que j'ai une vraie cuisine alors ça me donne envie. Et puis aussi parce qu'on bouffe comme des merdes pas très équilibré en ville, donc il faut bien compenser tout ça. Bon, il y a des choses que je savais déjà faire, comme ma tarte courgette-chèvre qui a mis tous mes colocs en transe. Je pense qu'en fait, c'est juste que ça devait avoir l'air français, mais avant même de l'avoir mangée, j'ai eu droit à des "c'est toi qui l'as fait ?? mais vraiment ??? là maintenant ???". Et puis j'ai fait des aubergines farcies. C'est peut-être un détail pour vous, mais pour moi... surtout qu'elles étaient pas ratées !
- Il a plu. Ca a été l'événement du mois. Je peux même vous dire quand ça a commencé : vendredi, vers 21h45. Je m'en rappelle parce que je discutais avec Tugce et que soudain, on s'est arrêtées, et on a couru vers la fenêtre. Aussi parce que j'avais reçu trois messages alarmés de trois amis : "on va faire quooooooi ???" "j'ai pas de chaussures", etc. Alors voilà, ici, il pleut pas souvent, mais quand il pleut, le ciel se fout pas de votre gueule. Ca tombe, c'est le déluge, ça dure des heures. Et c'est ce moment là que l'on avait justement choisi pour traverser la ville à pied. On l'a fait quand même. C'était idiot.
- J'ai ma carte de SEVICI. C'est comme le vélib, sauf que c'est pas à Paris. Je viendrai vous parler du transport à Séville, ça fera au moins un article utile. 

dimanche 29 septembre 2013

La oficina del turismo : El Metropol Parasol

Suite de la petite visite touristique de Séville avec un MNI (monument non identifié) : El Metropol Parasol. Enfin, un monument... une attraction aussi, un mirador. Bref, un truc qui se trouve à Séville et sur lequel, accessoirement, on peut monter pour avoir une jolie vue. Il s'agit d'une construction très récente, il a été inauguré en 2011 après six ans de travaux (dont au moins 2 de trop par rapport à ce qui avait prévu, mais bon, c'est normal ça). Le projet était loin d'emballer les sévillans, c'est peu de le dire. Paris avait eu le scandale pyramide du Louvre, Séville a eu le scandale Métropol Parasol. Et franchement, la première fois qu'on le voit, on comprend pourquoi : objectivement, c'est pas très beau. Je suis tombée dessus dès ma première visite de Séville, le jour de mon arrivée, et tout de suite, j'ai pensé "c'est quoi cet énorme champignon ???". J'étais finalement assez près de la vérité puisque El Metropol Parasol a très rapidement été baptisé par la population locale "las Setas", ce qui signifie "les champignons". D'autres y auront vu un énorme poisson. Ensuite, à force de passer et de repasser devant, l’œil s'habitue, et rapidement, s'interroge. J'ai donc eu envie d'en savoir plus, et pour cela, j'ai resorti tous mes guides sur Séville (j'ai fait le plein avant de partir !) et j'ai consulté mon ami Wikipédia, qui m'ont donc appris qu'il s'agissait en réalité d'une immense structure de bois, soutenue par 6 piliers, surmontés par 6 grands chapiteaux (les fameux champignons qui n'en sont donc effectivement pas). Le truc l'édifice atteint une longueur totale de 150 m, et surplombe la Plaza de la Encarnacion d'une hauteur de 28m. Il est possible d'atteindre le sommet pour profiter d'une promenade sur le belvédère, offrant une vue incroyable sur la ville, et tout cela, pour une très modique somme, et avec le soutien généreux d'un ascenseur. En sous sol se trouve l'Antiquarium de Séville, que je n'ai pour le coup pas encore visité, qui n'est autre que le musée archéologique (et donc que je ferais bien d'aller visiter). Juste au-dessus, au niveau de la rue, sous la structure, se trouve le marché couvert de la Encarnacion. 

Bref, tout ceci étant posé, Tugce et moi avons donc voulu monter découvrir la vue, dimanche dernier. Nous sommes parties sur les coups de 20h, uniquement parce que nos siestes respectives s'étaient un peu prolongées, et parce qu'on ne pouvait quand même pas mener cette visite sans être maquillées et coiffées, mais finalement, ce fut une bonne chose puisque cela nous a permis d'être en haut pour le coucher du soleil, et donc de découvrir la vue de jour, puis de nuit au moment de repartir. En effet, contrairement à la Giralda, d'où on peut également observer la ville, El Metropol Parasol ne ferme pas avant minuit, ce qui permet de découvrir Séville by night, que personnellement, je préfère largement à la Séville de jour, et qui pourtant vaut déjà son pesant de cacahuètes (vous applaudirez tous cette merveilleuse expression !). Après avoir fait le tour de la structure, on s'est posé au bar, toujours en hauteur, faisant office de restaurant. J'avais peur d'y payer mon verre une fortune, mais c'est oublier bien vite qu'on n'est pas à Paris et que le prix d'un verre dans un monument touristique reste bien moindre que celui d'un coca dans la rue la plus miteuse de Barbès.

Voilà donc pour El Metropol Parasol. Petite précision quand même : ce monument, en plus d'avoir donc un point de vue sympathique, fait office de point de RDV très pratique. J'ai donc dans mon télephone des dizaines de messages "on se retrouve au parasol" (pour les puristes), "on se retrouve au champignon" (pour les gens normaux, comme moi), "on se retrouve au poisson" (pour les gens bizarres) et "on se retrouve au bar" (car EN PLUS, il se trouve que le bar le moins cher de Séville (40cts la bière, venez quand vous voulez !) se trouve au pied de la chose) ! Voilà, maintenant, admirez.

Bon, là comme ça, on dirait que c'est moche bien sur


Là, c'est déjà mieux




 Séville, c'est beau


La Giralda à l'extrême-droite


 Coucher de soleil sur le quartier de Triana. La tour que vous voyez est la Torre Cajasol, premier gratte-ciel de Séville, toujours en travaux, devant à terme devenir la plus haute tour d'Andalousie (et ne soulevant pas spécialement les foules...)


 Les quartiers nord de Séville (le quartier de la Macarena notamment)




lundi 23 septembre 2013

Fac, ton univers impitoyable.

J'avais oublié un petit détail. Vraiment minime. Je suis pas à Séville pour les vacances. Parce que jusqu'à présent, clairement, ça en avait tout l'air. On en était à prévoir quelques jours à Madrid quand la réalité nous a rattrapés au galop : "El plazo para la realización de la "Automatrícula" online es desde el 19 de septiembre hasta el 7 de octubre blablablabla olé que tal sangria hasta la vista". Alors ça, en gros, ça voulait dire qu'il fallait qu'on aille s'inscrire. Oui, où ça me demanderez-vous ? Eh bien, à la fac !!! Merde alors. On a annulé Madrid, on a mis notre réveil jeudi matin, et on s'est pas révéillé. Alors, on l'a remis vendredi, et on est partis (c'est un "on" très général désignant les 2.000 Erasmus de Séville) au Centre International. Alors, le Centre International, comment vous dire ? Vous allez au bout du monde, après vous continuez encore un peu et c'est sur la droite, entre Jupiter et Saturne. Là bas, on a vu des gens qui sont gentils avec nous, et qu'on avait déjà vus à la grande réunion Erasmus, lundi dernier (réunion qui n'a servi à rien si ce n'est à nous montrer un très joli film sur Séville, et à nous permettre de nous rendre compte que dans les amphis espagnols, on parle en espagnol et que ça va beaucoup compliquer la chose).

 On est pas beau, tous, là ?

Donc bref, on a été s'inscrire. On a essayé en tout cas. En arrivant devant le bâtiment, j'ai retrouvé environ tous les gens que je connaissais dans cette ville (et je commence à en connaitre pas mal), on nous a distribué un numéro, comme chez le boucher, le 124 dans mon cas. Ca a son importance quand on sait qu'en entrant dans la salle, j'ai entendu appeler le 75. Youhou ! Pour s'occuper, on a fait ami-ami avec le reste de l'espace Shengen. Ca a été très simple de reconnaitre les français, c'est ceux qui déboulent dans la salle en hurlant "mais putin !!!!". Le n°124 a enfin été appelé, alors j'ai pu aller sur un ordinateur où tous les cours que j'avais choisis en juin, dans mon fameux contrat d'étude sont apparus par enchantement. Mais souvenez vous, il m'avait été dit qu'il fallait tout refaire, donc j'en ai supprimé un bon paquet. Comme de nombreux autres cours étaient complets, je me suis retrouvée avec 2 matières seulement pour toute l'année, ce qui est assez léger je vous l'accorde. C'est à ce moment là qu'il faut s'accrocher, quand on vous explique en espagnol, à toute vitesse, comment faire pour poursuivre son inscription, sachant que de toute façon "revenez lundi parce que là on va fermer". Ensuite, on a fait quelque chose de surréaliste, il fallu qu'on paye 6,80€ pour faire notre carte étudiant... au guichet d'une banque, car oui, donner 6,80€ à la fac, c'est bien trop simple, c'est tellement plus rigolo d'organiser une chasse au trésor dans Séville jusqu'à trouver la dite banque...

Ensuite, Manon, étudiante en histoire à Nanterre comme moi, et moi-même donc, sommes parties vers la fac d'histoire afin de repérer les lieux.




Voilà, donc ça c'est une fac. Alors, je vous rassure, on a un doute au début ("t'es sure qu'on s'est pas plantées ? Ca m'a l'air assez classe quand même"), mais heureusement, un indice vous met sur la voie : la saleté des toilettes ! Aucun doute, c'est une fac !!

Après, c'était le week-end. Le dernier des vacances. On a porté le deuil.

Ce matin, réveil matinal, retour au bout du monde pour tenter de se ré-inscrire... en vain. J'ai traversé la ville en tout et pour tout, pour mettre un bout de papier sur une étagère et pour le reprendre parce que "en fait c'est plus simple si vous nous le ramenez quand vous aurez vu avec vos profs si vous pouvez suivre le cours". Alors voilà qui est original ! Je me suis plainte, parfois, de l'école du Louvre. Après, j'ai découvert Paris X. Je me suis plainte, souvent de Paris X. Après, j'ai découvert Erasmus...

On a donc enchainé avec notre premier cours (oui, j'étais toujours avec Manon, et avec des tas d'autres français et ça, c'est drolement frustrant (enfin non, Manon je l'aime bien, mais les autres, ça m'embête, y'a plus de français que dans un TD à 8h30 dans une fac française)) : Historia de España Actual. C'était drolement bien. Surtout parce que la prof a dit à 14h (ça devait se terminer à 15h) "Bon bah c'est fini et je suis pas là demain alors à lundi prochain". Mais aussi parce qu'on a appris des choses, et parce que, agréable surprise, je ne me suis pas dit "Mais dios mios, je ne comprends pas ce que me dit cette dame, quelle langue parle-t'elle ?". A la sortie, j'ai foncé à la FNAC pour m'acheter d'énormes pavés liés à mon cours (ce que je fais chaque année, les dits pavés dormant bien sur ensuite sur les étagères, et ne se rappelant à mon bon souvenir que lorsque je déménage), mais je me suis raisonnée. De toute façon, j'étais extrêmement déçue en les feuilletant, tout est écrit en espagnol, ça me parait un poco dificil. J'ai décidé qu'on verrait ça plus tard, et je suis rentrée dessiner un hypothétique emploi du temps, en priant pour que les autres profs m'acceptent, eux aussi, dans leurs cours... Verdict bientôt.
D'ici là, au travail !
 

jeudi 19 septembre 2013

Une journée à l'andalouse

Parmi les nombreuses idées reçues circulant sur l'Espagne, il y en est une qui s'est finalement largement confirmée depuis que je suis arrivée. Et oui, on mange de la tortilla à tous les repas !!! Ah non, c'est pas ça... On se balade en tenues de flamenco ? Non, pas ça non plus ... En vérité, s'il y a bien une chose vraie sur l'Espagne, une chose typique, c'est le rythme de vie. Les mathématiques vous le diront : l'Espagne se trouve sur le même fuseau horaire que la France. S'il est 19h à Paris, il est 19h à Séville. Seulement en théorie. En pratique, pour les espagnols, et à fortiori pour les andalous, il est alors environ 17h. Et cela est valable tout au long de la journée : à 15h, en Espagne, il est 13h. On peut considérer que les activités sont décalées de 2h environ.

Concernent l'heure de prise de poste, elle est grosso modo la même qu'en France. Les cours commencent à 8h30, les "grands" partent travailler dans ces eaux-là. La matinée y est pas contre bien plus longue, puisque le repas ne se prend pas avant 14h, au plus tôt. Il est donc de coutume de prendre un en-cas aux alentours de 11h (bien sur, je n'ai pas encore été confrontée à la situation étant donné que je suis encore en vacances et qu'à 11h, je me lève à peine, mais la semaine prochaine, on fera moins les malins!). A 14h, chacun rentre chez soi, les rues se vident et les villes s'endorment. Entre 14h et 15h, on déjeune (parfois, plus tard, mon record personnel est pour l'instant établi à 17h10). Après manger, place à la sieste. Contrairement à la France, où on ne dort pas l'après midi, lorsque l'on a entre 7 et 77 ans, en Andalousie, tout le monde ou presque s'assoupit (là encore, mon record personnel est pour l'instant établi à 2h15 de sieste). Entre 14h et 16h, voire 17h, inutile d'espérer trouver quoi que ce soit en ville. Hormis les grandes boutiques qui restent ouvertes, tout ferme, y compris les supermarchés, pour certains. Les bureaux administratifs se vident de leurs employés. La belle vie me direz vous ? Pas réellement, puisqu'à 17h, à l'heure à laquelle les français commencent déjà à regagner leurs pénates, les espagnols retournent au boulot, où ils restent jusqu'à 20h en moyenne. Les boutiques ferment entre 21h et 22h. A la sortie du travail, c'est le temps de l'apéro, les terrasses sont alors bondées partout en ville. Le diner est souvent très léger, et pris vers 22h (et cette fois, mon record personnel est pour l'instant établi à 23h45). Après manger, la journée se termine, du lundi au jeudi en tout cas. Car à partir du vendredi, la vie nocturne fait son grand retour dans la vie des andalous qui restent dans la rue, aux terrasses, jusqu'a 1h du matin, parfois plus tard. Et il est frappant de constater à quel point toutes les générations se rassemblent. Les enfants jouent sur les places à minuit sans que cela n'embête personne, les jeunes et les moins jeunes se retrouvent autour d'une cerveza (une bière), ou d'un tinto verano (une sorte de sangria pétillante). Les fêtards se dirigent vers les boites de nuit (bien plus agréables qu'en France, puisque se trouvant souvent en extérieur, notamment sur les rives du Guadalquivir) aux alentours de 2h du matin. 

Tout n'est qu'une question d'habitudes. On s'adapte très rapidement, je n'ai pas mangé une seule fois à 13h depuis que je suis arrivée ici. Tout cela en fait est lié au climat, je vous l'ai déjà dit, il est impossible de faire quoi que ce soit dehors en début d'après midi, alors quitte à ne rien faire, autant manger. 

Pour conclure, et parce que je ne savais pas où mettre ces photos sinon, voici quelques images de Séville by night, qui se métamorphose à la tombée de la nuit.
Alameda de los Hercules

Le bar le plus cool de Séville, où tous les gens qui viendront me voir auront le privilège d'aller
 

Torre del Oro, en bordure du Guadalquivir

Giralda

Metropol Parasol

Cathédrale

mardi 17 septembre 2013

L'amabilité à la française...

Je ne résiste pas à l'envie de vous faire partager cette photo, extrait d'un mail que j'ai reçu hier de l'université de Nanterre, et qui, entre le ton employé, les fautes d'orthographe, et le magnifique "le délai de traitement des mails est de 3 semaines", vous fera comprendre pourquoi j'ai tout fait pour quitter ce pays. 


Ce n'est qu'un tout petit extrait, le mail, dans sa globalité, vise à nous expliquer à nous, étudiants Erasmus, à quel point nous pourrissons la vie de cette pauvre employée de fac qui n'a quand même pas que ça à faire que de faire son boulot... (et si sur son temps libre, elle pouvait ouvrir le Besherelle, ça nous arrangerait).